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# Posté le vendredi 27 juin 2008 17:18

tyrannosaure

tyrannosaure
Le Tyrannosaure ou Tyrannosaurus rex est un dinosaure carnivore qui vivait dans ce qui est maintenant l'Amérique du Nord, dans une période à la fin du Crétacé appelée le Maastrichtien, entre 70 et 65 millions d'années avant notre ère. Son nom signifie « lézard tyran ». Les nombreux fossiles complets retrouvé aux États-Unis ont déterminé qu'il fut l'un des plus grands carnivores terrestres de la fin du crétacé.
Tyrannosaurus signifie « lézard tyran », nom proposé par Henry Osborn en 1912, dérivé des mots grecs τύραννος (Tyrannos, « tyran ») et σαῦρος (Sauros, « lézard »). Il fut nommé ainsi car c'était un prédateur impressionnant, avec des griffes et dents gigantesques. On l'appelle parfois « T. rex » (On trouve souvent le diminutif abusif « T-Rex ». Il est faux car, premièrement, il n'y a pas de trait d'union dans « Tyrannosaurus rex » et, deuxièmement, le point dit que le « T » est l'abréviation de « Tyrannosaurus » alors que le trait d'union n'a jamais ce rôle).
Son ancien nom proposé par Barnum Brown lors de sa découverte, Dynamosaurus imperiosus (saurien dynamique impérial), sera vite oublié.
Les premiers restes significatifs furent découverts en 1902 et l'animal fut décrit et baptisé par Henry Fairfield Osborn en 1905. Des découvertes de squelettes entiers, en 1988 (au Montana) et 1990 (Dakota du Sud), ont fait considérablement évoluer notre connaissance du tyrannosaure.
Il pouvait mesurer treize mètres de long et peser 6.8 tonnes. Dans les premiers temps, les paléontologues pensaient qu'il se tenait presque verticalement à cause de sa bipédie. Mais suite à la découverte de nouveaux squelettes et à des études biomécaniques, il s'avère qu'il se serait tenu à l'horizontale car c'est la seule manière pour que ses vertèbres supportent son poids. Le tyrannosaure ne devait donc pas dépasser 6 mètres.
Il se tenait sur ses deux pattes arrières. Ses membres postérieurs, terminés par un pied à trois orteils griffus, étaient particulièrement puissants. Sa vision frontale lui permettait d'évaluer efficacement les distances. Afin de pouvoir soutenir son immense tête, ses membres antérieurs s'étaient comme miniaturisés. Ses bras avaient néanmoins des muscles développés et ils disposaient de deux doigts avec des griffes acérées. Ils servaient sans doute à maintenir la nourriture, mais étaient trop courts (comparables à ceux d'un homme) pour pouvoir la ramasser au sol. Le tyrannosaure était donc obligé de se pencher pour ronger les carcasses de ses proies. Certaines de ses dents, particulièrement impressionnantes (atteignant 18 cm de long), étaient crènelées comme des couteaux à viande. On suppose qu'il pouvait déplacer l'un de ses maxillaires vers l'arrière. D'autre part, l'usure des dents fossilisées indique qu'il mâchait des aliments relativement durs. La mâchoire du tyrannosaure était d'une puissance phénoménale on la considère comme la plus puissante de tout le règne animal vivant ou éteint, et il était capable d'arracher des kilos de chair d'un seul coup.
Il n'est pas exclu que le tyrannosaure, comme d'autres reptiles de cette époque, ait été pourvu de plumes. Une équipe de chercheurs a d'ailleurs récemment découvert dans un fémur brisé des tissus mous » (phénomène extrêmement rare). « Les vaisseaux (sanguins) et leur contenu sont similaires à ceux observés dans les os d'autruche », dit la paléontologue Mary Schweitzer. Un élément qui vient à nouveau appuyer l'hypothèse selon laquelle les oiseaux seraient cousins sinon les descendants des dinosaures. Cette découverte de tissus mous offre de nombreux espoirs pour de prochaines études.
Des premières études de biomécanique ont estimé qu'il ne pouvait courir plus vite que 18 km/h. Cette vitesse est certes moins rapide que dans le film Jurassic Park, mais elle ne doit pas être sous-estimée. Elle pouvait (peut-être) lui permettre de prendre une proie en embuscade, et de la poursuivre sur une très courte distance. Les sauropodes n'étaient d'ailleurs pas rapides. L'hypothèse d'un comportement alimentaire de type charognard a été avancé consécutivement à ces études. Cependant, le fait qu'il ne court pas vite n'implique pas forcément qu'il était charognard. Lent, il pouvait utiliser d'autres stratégies pour chasser et tendre des pièges.
De plus, des traces d'empreintes fossilisées montrent que le tyrannosaure pouvait avoir des enjambées de 3,75 mètres et permettent d'estimer sa vitesse à 25 km/h. Même s'il s'agissait d'un sprint (surtout si l'on s'en tient aux études de biomécanique), cela prouve au moins que l'animal n'était pas ce que l'on peut appeler « lent », et encore moins mou.
Dans une étude plus récente, menée par des scientifiques anglais , la vitesse du sprint a été estimée à 28,8 km/h. Cette estimation a été établie par modélisation du sprint de trois bipèdes actuels — autruche 55,4 km/h, émeu 47,8 km/h et homme 29 km/h — et appliquée à cinq dinosaures dont le Tyrannosaurus rex. Cette étude a été faite à l'aide d'un nouveau modèle qui prend en compte de plus nombreux paramètres du squelette, des muscles et des tendons. Cependant, les données paléontologiques connues portent seulement sur l'insertion des muscles sur les os, mais la position de l'animal pendant la course et la masse musculaire réelle sont encore des inconnues.
Selon le paléontologue Jack Horner qui a découvert cinq tyrannosaures dans un même gisement, on suppose qu'il vivait en groupe: ces individus n'ayant pas pu être attirés par une proie ou une charogne, car aucun reste d'herbivore n'a été trouvé à cet endroit.
Jack Horner s'est demandé si le tyrannosaure était un chasseur ou un charognard. Car il n'est pas un bon coureur ; de plus il aurait eu un flair très sensible et une très bonne vision, ce qui lui permettrait de repérer facilement une charogne. Néanmoins, on a découvert une morsure de tyrannosaure sur un edmontosaurus qui aurait cicatrisé et serait mort de mort naturelle.
Les scientifiques se demandent donc toujours s'il mangeait de la viande fraiche ou de la charogne. Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'il ait pu être à la fois prédateur et charognard, selon les opportunités qui se présentaient à lui. a titre de comparaison, dans les comportements que l'on peut observer de nos jours, il peut arriver que les vautours par exemple, des charognards, chassent lorsque la faim les pousse. À l'inverse, les lions, s'ils découvrent un cadavre encore frais, n'hésitent pas à s'en régaler.
Depuis sa découverte en 1905, le tyrannosaure est devenu le dinosaure le plus célèbre dans la culture populaire. C'est le seul dinosaure dont le nom scientifique Tyrannosaurus rex est connu du grand public, de même son abréviation T. rex est aussi répandue. Les expositions du tyrannosaure sont très populaires ; on estime à 10 000 le nombre de visiteurs venus au Field Museum de Chicago en 2003 pour voir "Sue", le fossile le plus complet exposé.
Le tyrannosaure est apparu plusieurs fois à la télévision et au cinéma, notamment dans Le monde perdu, King Kong, Fantasia, Un million d'années avant J.C., plusieurs versions filmiques et de dessins animés avec Godzilla (monstre des croyances d'après-guerre, suite aux chocs des bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki) comme héros, et Jurassic Park. De nombreux livres et bandes dessinées, dont Calvin et Hobbes, et le manga Gon de Masashi Tanaka, ont aussi représenté le tyrannosaure, qui est souvent montré comme le plus grand et le plus terrifiant carnivore de tous les temps. Le groupe de rock T-Rex, a pris ce nom d'après l'espèce, le troisième album du groupe The Hives est intitulé Tyrannosaurus Hives. Très présent dans les jeux vidéo, il constitue souvent un ennemi redoutable comme dans Dino Crisis, Tomb Raider, Turok, ou encore King Kong. Il est aussi décliné en jouets et maquettes. Son image est assez prisée dans la publicité.
Le 4 octobre 1997, chez Sotheby's à New York un squelette de Tyrannosaurus rex, renommé Sue d'après le nom de sa découvreuse, fut adjugé à 8 362 500 dollars. Parmi neuf enchérisseurs, ce fut le Field Museum de Chicago, qui remporta les enchères notamment grâce à des partenaires industriels.











# Posté le vendredi 27 juin 2008 16:46

pseudorque

pseudorque
La pseudorque est entièrement noire ou grise foncée avec un forme plus clair en forme de M qui varie du gris au blanc entre les pectorales et jusqu'aux parties génitales.
Ce gros dauphin n'a pas du tout de rostre et possède un melon arrondi.
Ses mâchoires et sa tête sont plutôt petites par rapport au reste de son corps.
Ce n'est pas un animal trapu et "robuste" comme l'orque mais plutôt un cétacé au corps alongé et fin. Le crâne de la pseudorque mesure jusqu'à 65 cm de long. Il est court, large et robuste. Le crâne laisse apparaître de redoutables mâchoires de 55 cm de long, garnies de 32 à 46 dents (16 à 24 dents par machoire) de 8 cm de longueur pour un diamètre de 2 cm. Environ 4 cm dépasse de la gencive au maximum.

Longueur des mâles :5 à 6,2 m

Longueur des femelles : 4 à 5 m

Poids des mâles : jusqu'à 2,2 tonnes

Poids des femelles : 1,2 tonnes maximum

Longueur à la naissance :1,6 à 1,8 m

La pseudorque se nourrit principalement de calmar et de poissons (bonite et thon mesurant jusqu'à 60 cm de long). Mais elles n'hésitent pas a s'attaquer en groupe à des marsouins, des dauphins et même des requins. La pseudorque ne s'attaque pas à l'homme, mais il est préférable de ne pas trop s'aventurer sur leur terrain de chasse.
En Californie, des pseudorques auraient même attaqué et tué et un jeune baleineau à bosses.
Elle n'est pas connue avec précision, mais l'espèce est réputée pouvoir être présente dans toutes les eaux tropicales et tempérées profondes. Elle est très rarement observée près des côtes, sauf lors d'échouages.
Cette espèce est traquée pour sa chair au Japon, vouée à des échouages massifs, et elle est capturée pour approvisionner les marinlands. Certes, elle est moins exploitée que les orques ou les dauphins, mais reste une espèce concernée par la captivité. De par sa position dans le réseau trophique elle est bioaccumulatrice de nombreux polluants, dont le mercure déjà fortement concentré par les thons et les bonites (sous forme de méthylmercure notamment, composé encore plus toxique que le mercure métallique pur).
Une pseudorque mâle captive s'est reproduite avec un grand dauphin femelle pour donner un hybride assez surprenant.
# Posté le lundi 26 mai 2008 13:22
Modifié le vendredi 27 juin 2008 16:17

grenouille aux yeux rouges

grenouille aux yeux rouges
La grenouille aux yeux rouges (Agalychnis callidryas) est un amphibien de la famille des Hylidés.
Cette rainette vit dans les forêts des basses-terres, du Mexique à l'est du Panama et au Costa Rica, elle est surtout présente le long de la côte de la mer des Caraïbes.
Ses yeux rouges aux pupilles verticales sont à l'origine de son nom. Ses m½urs sont nocturnes. Ses prédateurs sont des oiseaux nocturnes, des chauves-souris et des serpents qui la consomment malgré la présence de substances toxiques dans sa peau.
Originaire des forêts tropicales du Costa Rica, du Honduras, du Panama et du Nicaragua, Agalychnis callidryas, appelée "grenouille aux yeux rouges" ou "phylloméduse aux yeux rouges", est une rainette de couleur vert-claire, mais elle vire au vert très sombre, presque noir, durant la nuit.
Elle prend aussi cette couleur lorsqu'elle a peur ou lorsqu'elle reste longtemps sur un milieu sombre (comme la terre). Comme son nom l'indique, cette rainette a les yeux rouges virant parfois vers l'orange. Les pupilles sont verticales.
Ses doigts et ses orteils sont de la même couleur que ses yeux. Les dessous des pattes sont bleus, tout comme les flancs, qui sont en plus zébrés de lignes blanches ou jaunes. Beaucoup de grenouilles aux yeux rouges ont des points blancs sur le dos.
Des différences d'intensité de couleur on été constatées selon l'origine géographique des rainettes. Les plus colorées sont originaires du Nicaragua, où on en a observées qui étaient quasi extravagantes : yeux rouge sang, dos vert pomme, flancs bleu marine à cobalt, orteils orange vif.
Si elles ont des yeux rouges aussi lumineux, c'est peut-être dans un but de protection : au repos les yeux des rainettes sont enfoncés dans le crâne. Si on les dérange, les yeux apparaissent brusquement, et un prédateur interloqué pourrait alors faire une pause pendant laquelle la rainette se propulse d'un bond à une distance de près d'un mètre, tout en aspergeant son agresseur avec le contenu de sa vessie.
Il s'agit là d'une méthode très efficace assurant une véritable protection pour les grenouilles aux yeux rouges.
Les animaux adultes peuvent dépasser 8 cm du museau au cloaque, pour les femelles, et 5 cm pour les mâles. En dehors de la taille, le seul indice permettant de différencier les sexes est l'intensité de la coloration, qui est plus prononcée chez les mâles.
Dans le milieu naturel, on rencontre ces rainettes sur le dessous des feuilles pendant la journée, alors que la nuit elles se déplacent le long des branches et des lianes, à la recherche de nourriture. C'est pour cette raison qu'on les appelle également "grenouille feuille" ou "grenouille singe". A l'occasion, elles peuvent descendre à terre pour chasser.
Le chant des mâles (qui n'ont qu'un sac vocal) ressemble au bruit que fait un hochet de bébé quand on le secoue, une sorte de -TCHEK...KEH !- suivi d'une courte pose, puis à nouveau -TCHEK...KEH !-, le tout répété cinq ou six fois à chaque série.
Statut juridique : Agalychnis callidryas ne bénéficie d'aucune protection en dehors des réserves de "Barro Colorado Island" au Panama, de "Corcovada National Park", de "Cordillera Volcanica Central" au Costa Rica et de "Rio platano Biosphere Reserve" au Honduras.
# Posté le vendredi 23 mai 2008 11:05
Modifié le samedi 24 mai 2008 13:59

canard colvert

canard colvert
Sauvage, le colvert mesure de 50 à 68 centimètres de long pour un poids moyen de 1,2 kilogramme pour le mâle et 1,1 kilogramme pour la femelle et une envergure de 78 centimètres à 1 mètre.
Les races domestiques sont en général plus lourdes et pondent plus que les individus sauvages.
Le mâle est aisément reconnaissable, pendant la période nuptiale (mue deux fois par an), par sa tête d'un vert brillant (d'où son nom). Le reste du plumage est gris-brun à blanc, avec un miroir alaire bleu-violet ; le bec est jaune. Après la période nuptiale, il mue et prend son plumage dit « d'éclipse » (de couleur beige semblable à celui des juvéniles et des femelles) et perd ses rémiges. Il vit alors dans les roseaux et les hautes herbes. Trois semaines plus tard environ, les mâles reprennent alors leur plumage nuptial, cette période cour de juin à août. La femelle a le bec brun, et le plumage plus terne (beige tacheté de brun) et ressemble à celui du Canard noir bien que généralement de teinte plus claire. Le bec de la femelle est jaunâtre ou verdâtre, plus ou moins tâché de noir, et ses pattes sont rouge-orangées. Mâle, femelle et juvénile disposent d'un miroir iridescent bleu-violet bordé de barres blanches sur les ailes. La tête des canetons sont plus orangés avec une calotte, le dos, une barre sur l'½il et la face dorsale des ailes bruns foncés, le poitrail blanc. Les races domestiques peuvent être complètement blanche, noir, verte comme le Cayuga ou d'apparence assez semblable à la population sauvage comme les Campbells. Les canetons domestiques sont le plus souvent complètement jaunes.
Le colvert peut vivre jusqu'à 29 ans, mais vit en moyenne 5 ans.
Comme les autres canards, le colvert cancane, caquète ou nasille. Le cri de la femelle est bruyant et rauque, celui du mâle plus doux.
Le colvert est le canard le moins farouche. Il s'acclimate facilement à la vie urbaine et craint peu l'homme. Il se reproduit fréquemment avec d'autres espèces (Canard noir en Amérique, Canard pilet en Europe ou son congénère le canard domestique), ce qui peut poser des problèmes de pollution génétique au sein des populations sauvages (et domestiques). Il est très grégaire en dehors des périodes de reproduction, et les femelles sont très fidèles aux même territoires en y retournant tous les ans.
Le colvert appartient au groupe des canards barboteurs, ceux qui préfèrent s'alimenter en surface, ou à faible profondeur d'eau, en avançant à coups de pattes circulaires et alternés : il plonge la tête dans l'eau et bascule vers l'avant, ce qui lui permet d'atteindre le fond de l'eau avec son bec. Il s'aventure aussi sur les prairies pour brouter. Il est omnivore et se nourrit de poissons et d'herbes, de graines et de vers, de grenouilles et d'insectes.
Le colvert est monogame mais change de partenaire à chaque période de reproduction. Plusieurs mâles courtisent une femelle, certains pouvant même s'accoupler sans effectuer de parade nuptiale, plus ou moins de force. La parade a lieu sur l'eau durant tout l'hiver, longtemps avant la saison de la reproduction. Les mâles tournent autour de la femelle. Ils tendent le cou puis le projettent vers l'arrière. Ils se redressent en gonflant la poitrine et en sifflant, puis ils dressent ensuite leurs rectrices deux ou trois fois, enfin ils place leur tête vers l'avant au ras de l'eau et se mettent à tourner dans tous les sens.
Généralement, la femelle arrive la première sur le lieu de nidification, et bâtit son nid au sol, dans un endroit caché, près d'un plan d'eau. Il est composé d'herbe, de jonc et de feuilles, et garni de duvet que la cane arrache à son propre plumage. Pendant la période de reproduction, le mâle protège énergiquement sa femelle. Il la quitte ensuite dès l'incubation.
La ponte a lieu entre février et juillet en fonction de la latitude. Le nid des colverts est rudimentaire et le choix du lieu sans sophistication, il peut utiliser le sol nu ou des arbres creux. Il est fait de brindilles et de duvet que la femelle arrache d'une zone particulière de son poitrail. Le nombre d'½ufs varie de 5 à 15, les pontes les plus importantes (jusqu'à 18) sont considérées comme appartenant à deux femelles. Seule la femelle couve, pendant environ 28 jours. En effet, le plumage de la femelle lui permet de passer inaperçue au milieu de la végétation. Si le mâle aidait à la couvaison, le nid serait facilement repéré par les prédateurs et détruit. Ses principaux prédateurs sont l'homme et les petits carnassiers comme le renard, la martre ou encore la loutre.
Après l'éclosion, c'est encore la femelle seule qui s'occupe des canetons. Elle les mène au plan d'eau le plus proche et leur apprend à nager et à se nourrir jusqu'à ce qu'ils soient en âge de voler (7 semaines environ). Ils quittent ensuite le nid. Les canetons pourront se reproduire dès l'année suivante.
La femelle colvert émet des séries de cancanaments très reconnaissables et très audibles, des « couacs » de moins en moins forts, ces sons ressemblant cependant à ceux du Canard noir. Elle les émet lorsqu'elle désire attirer les autres colverts vers elle, et plus particulièrement ses canetons. Les mâles émettent des « kreep » et des « rab-rab ». Durant la période nuptiale, ils sifflent et grognent.
D'une manière générale on dit que les canards cancanent, canquettent et nasillent.
La femelle sait aussi éloigner les prédateurs du nid en simulant une blessure ; pour ce faire, elle bat des ailes et lance des cris rauques.
Les populations boréales hivernent au sud, cependant certains spécimens ne migrent pas. Ce phénomène semble en augmentation, particulièrement dans les villes où les colverts semblent trouver une alimentation suffisante. Un autre phénomène est à évoquer, la pollution génétique rendrait les colverts plus lourds et donc d'une part, moins sensibles au froid, et d'autre part moins aptes à la migration.
Ce canard vit dans les zones humides d'eau douce, que ce soit dans les marais, les étangs et les lacs ou les rivières calmes, dans toutes les régions tempérées et subtropicales d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Asie, de la Nouvelle-Zélande, et d'Australie, du niveau de la mer jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Il vit sur l'eau, et ne va sur la terre ferme que pour la nidification et le repos. Cette espèce est migratrice au nord de son aire de répartition. Par exemple, les spécimens d'Amérique du Nord hivernent au sud du Mexique, et pour quelques-uns d'entre eux en Amérique Centrale et aux Caraïbes de septembre à mai.
C'est la plus répandue des espèces de canards sauvages et la plus nombreuse en population (9 millions d'individus estimés en Europe de l'Ouest). C'est le canard sauvage le plus présent au Royaume-Uni. Les populations de races de cette espèce sont bien plus répandues et nombreuses encore, plus nombreuses aussi que les races de canard de barbarie.
Sur la période 1974 à 1996, les populations de Canard colvert en Europe croissent partout excepté en Europe centrale où on observe même un déclin. Les chiffres sont inconnus ou incertains dans la région méditerranéenne de France et d'Italie, les pays du Sud de la Baltique (Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Fédération de Russie, et le Maghreb (Algérie et Maroc). Cependant de 1987 à 1996, cette croissance s'est fortement réduite en Europe de l'ouest et sur la péninsule ibérique et le déclin s'est accentué en Europe centrale. Seules les populations du Danemark, de la région méditerranéenne française et italienne augmentent.
La population sédentaire de ces canards doit atteindre en Europe du nord-ouest et dans le bassin méditerranéen environ 9 millions d'individus dans les années 2000. En France, il existe entre 35 000 et 60 000 couples relativement sédentaires. Les individus sédentaires, en général plus gros que les individus migrants, sont vraisemblablement issus d'hybridations et des lâchers cynégétiques. En Europe, les mâles sont en général plus nombreux que les femelles. En fait, les femelles hivernent souvent plus au sud que les mâles, si bien qu'elles ne retournent que plus tard sur les sites de nidification. En outre, ce fait est aggravé par la mortalité élevée des femelles durant la couvaison. Les effectifs des populations en France sont en légère augmentation, comme ceux du Royaume-Uni depuis les années 1960.
Alors que ce canard n'a jamais été observé avant le début du XXe siècle au Canada, il était même rarement observé dans les années 1930 et 1950, les comptages de population dans les années 2000 suggèrent la présence de plus d'un million d'entre eux. Ils proviennent des provinces de l'Ouest du Canada et des Grands Lacs où il y a des lâchers depuis 1935. Courant des années 2000, les effectifs des populations canadiennes sont en augmentation, malgré de forte disparité annuelle.
Les variétés sauvages ont également été introduites aux Falklands, en Australie et en Nouvelle-Zélande pour la chasse.
Les populations sauvages européenne migrent du nord vers le sud de l'Europe. Elles traversent la France de novembre à décembre. En France, de 30 000 et 60 000 couples restent sédentaires tandis qu'habituellement 180 000 à 200 000 oiseaux y hivernent. Les zones les plus fréquentées sont la Camargue, les marais de la Dombe, le cours du Rhin, les étangs de Moselle, les étangs de la Brenne et les zones humides du littoral Atlantique. Les populations hivernantes repartent vers leurs zones de reproduction du nord se reproduire entre fin février et mi-mai.
En France, le terme colvert est le nom normalisé par la CINFO de l'espèce, pourtant la Société zoologique de Québec, qui fait autorité pour les francophones canadiens, appelle malard cette espèce. Pour le Français québécois, cette différence de termes serait due à l'origine des termes du picard maillard ou du haut-marnais malard, qui désigne une canard mâle domestique, d'autant que le terme anglais (dérivé du picard) est Mallard.
Le terme scientifique platyrhynchos issue du latin signifie bec plat.
Le mulard est quant à lui un hybride domestique entre le canard de Barbarie et une race de cette espèce.
La race est à l'origine de très nombreuses races de canards domestiques.
Anas platyrhynchos conboschas
Anas platyrhynchos diazi
Anas platyrhynchos platyrhynchos
et les races domestiques regroupées sous :
Anas platyrhynchos domesticus, on les appelle canards de Pékin pour les différencier des canards de Barbarie
Le colvert, espèce domestiquée et chassée a une grande importance pour l'homme. De ce fait, il est le représentant le plus connu des canards. Selon la FAO, 103 225 700 canards d'élevage (y compris de Barbarie) ont été abattus en 2004. Les revenus générés par la vente de matériel de chasse sont aussi importants.
loup146
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# Posté le mardi 20 mai 2008 05:14
Modifié le lundi 26 mai 2008 12:47